L’aventure du moulin

Au milieu des années 1960, mes parents sont à la recherche d’un point de chute à la campagne, non loin de Nantes, pour passer le week-end. Ils découvrent un moulin à vent à l’abandon, près de Redon, aux confins de la Loire-Atlantique, du Morbihan et de l’Ille et Vilaine. Le meunier, M. Ollivier, explique que le moulin à vent n’a pas tourné depuis 1939. La machinerie est en place, mais doit être démontée car elle occupe deux étages. Roger Barranger, l’ami architecte, dessine une extension, qui ajoute un grand séjour, une cuisine et une salle de bains. Les chambres sont dans la tour. Etrange sensation de dormir dans une pièce ronde. L’endroit est isolé, le village d’ Avessac est à trois kilomètres. Le terrain est grand, boisé, un vieux chêne fournit une cabane de Robinson, la Vilaine toute proche déborde l’hiver et transforme les marais en une immense étendue d’eau propice aux balades en barque. Mon grand-père René et les trois enfants s’activent aux travaux de peinture, dans la joie et la bonne humeur. Mais, en grandissant, nous souffrons de plus en plus de l’isolement et de l’ennui.

Mes grands-parents prennent le café en compagnie de Papa et de Sophie

Vingt ans plus tard, les grands-parents ont disparu ou sont très âgés, les enfants sont dispersés, des voisins se sont installés à côté, rompant le charme de l’endroit. Mes parents abandonnent le moulin. En 2014, à l’occasion d’un voyage à vélo j’ai revu le moulin, entouré de végétation, je l’ai à peine reconnu.

Une réflexion sur « L’aventure du moulin »

  1. Une vraie tranche de nostalgie que la photo avec en arrière plan une 4 CV et une DS.
    Sinon, dommage que cette aventure ait pris fin.
    Mais une aventure qui dure reste-t-elle une aventure ?

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