Paul Cochard, mon cher Papa, aurait eu cent ans ce 6 avril 2022. Il lui arrivait, exceptionnellement, de nous surprendre avec des talents cachés. Je me souviens en particulier qu’il parvenait, avec une étonnante rapidité, à faire un noeud avec une queue de cerise dans sa bouche. Beaucoup ont essayé, sans succès. Dentiste, il s’était également illustré en s’extrayant une dent devant la glace. Il lui arrivait aussi de jouer avec deux doigts et une surprenante dextérité la célèbre mélodie d’Albeniz, les Asturias, alors qu’il n’avait pas appris à jouer du piano. Et nous avons découvert qu’il connaissait par coeur la Salade mythologique, célèbre chanson de carabins qu’il avait probablement apprise lors de ses études à la fac de médecine.
