Françoise Ranchère (1829-1897) occupe une place particulière dans l’histoire de notre famille. Comme sa contemporaine nantaise Caroline Cochard (1833-1878), c’est une mère célibataire, vivant en bas de l’échelle sociale comme domestique ou journalière. Née à Alzonne (Aude) près de Carcassonne, où son père est laboureur, c’est-à-dire agriculteur propriétaire de ses terres, elle représente la banche la plus méridionale de nos origines – majoritairement présentes dans l’Ouest de la France.

Les registres d’état-civil et les recensements, consultables sur le site des archives de la Gironde, présentent quelques jalons dans la vie de Françoise. Elle rejoint en effet la région d’Arcachon au moment de la création de la station sous le Second Empire. Elle donne naissance à Angelina, en 1863, à Marie, en 1865, à Maria, en 1871 – décédée un mois après sa naissance – à mon arrière grand-père Joseph, en 1874, et à Albin, en 1878, à l’âge de 50 ans. Entre 1871 et 1897, elle réside dans le quartier de Saint-Ferdinand, au centre d’Arcachon. Ces quelques éléments laissent à penser que la vie de Françoise n’a pas dû être facile.
Drôle d’histoire.
A côté, nos petites vies et nos petits problèmes sont dérisoires.
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