
René Levron, mon grand-père maternel, n’a que 16 ans au début de la guerre. Il est incorporé à Nantes le 17 avril 1917 comme canonnier de 2ème classe. Le 27 avril, il passe au 1er groupe d’aérostation, 54ème compagnie, où il exerce en tant que mécanicien de treuil de ballon captif. Il sera nommé caporal, puis sergent et aura droit à la carte du combattant.
Le groupe d’aérostation utilise des ballons d’observation, gonflés à l’hydrogène, retenus par un câble et généralement stationnés à 1 500 mètres. Les aérostiers, reliés au sol par téléphone, guident les tirs d’artillerie. La France construit 1 700 ballons d’observation, dénommés « saucisses », de 700 m3 et plus. Ils constituent des cibles pour l’artillerie et surtout les avions. Les aérostiers disposent d’un parachute.

René évoquait rarement cette période de sa vie. Il indiquait toutefois avoir bien arrosé l’armistice du 11 novembre 1918, au point d’être tombé dans un canal. Ayant vu deux ponts, il n’avait pas choisi le bon.